Comment régler le problème terroriste en deux étapes faciles

Ce texte s’adresse à nos politiciens occidentaux, nos maîtres. Je vous propose une démarche en deux étapes faciles qui arrêtera définitivement la «menace terroriste» :

  1. Arrêter l’interventionnisme occidental au Moyen-Orient
  2. Arrêter l’immigration massive

En effet, nul besoin de couteux programmes de surveillance généralisée à la Patriot Act qui ne font ultimement qu’opprimer le citoyen innocent. Nul besoin d’investissements gigantesques dans de nouveaux programmes de sécurité qui transforment lentement mais surement tous les pays occidentaux en états policiers, si ce n’est déjà le cas. Entrons donc directement dans le vif du sujet :

  1. Arrêter l’interventionnisme occidental au Moyen-Orient

L’interventionnisme occidental au Moyen-Orient n’est rien d’autre qu’un néo-colonialisme sans colonisation. En d’autres mots, le but est le contrôle des ressources, notamment pétrolières. Ce n’est pas d’exporter la démocratie, de protéger les femmes musulmanes ou de renverser des dictateurs sanguinaires, quoi qu’en disent nos maîtres. Pour preuve, les États-Unis entretiennent d’excellentes relations avec l’Arabie Saoudite, pays qui appartient à la famille Saoud et qui est extrêmement arriéré en matière de droits des femmes. Typiquement, cette volonté de contrôle de ressources se traduit par le renversement de dirigeants étrangers qui refusent d’entrer dans le jeu occidental et qui manifestent l’intention de reprendre le contrôle des ressources naturelles au bénéfice des peuples concernés (i.e. sortir de l’OPEP et des pétrodollars).

Pour mener les guerres néocoloniales de contrôle pétrolier, deux approches existent : directe ou indirecte. L’approche directe implique que les armées des pays occidentaux (OTAN) interviennent directement sur le terrain comme ce fut le cas lors des guerres en Irak et en Afghanistan. Cette approche est couteuse et nécessite de trouver un prétexte pour justifier la guerre au peuple. Ainsi, les attentats du 11 septembre 2001 ont permis de justifier la ruineuse expédition en Afghanistan alors que les fameuses «armes de destruction massives» qu’on n’a jamais trouvées ont servi de prétexte à la destruction de l’Irak de Saddam Hussein. Cette approche créée fatalement un chaos infernal dans les pays ainsi envahis. Des régimes dictatoriaux, mais stables sont renversés, ce qui ouvre la voie à des guerres tribales entre les différentes factions qui se partageaient relativement pacifiquement le territoire auparavant. Les armées de l’OTAN tentent par la force de maintenir un semblant de paix civile dans ces pays et même d’instaurer artificiellement des régimes démocratiques à l’occidentale. Constructions chancelantes qui ne se maintiennent que grâce aux chars d’assaut de l’OTAN et qui sont destinées à s’effondrer à long terme. Bien sûr, il est entendu que ces régimes démocratiques permettront la présence des multinationales occidentales sur leurs territoires ainsi que les bases militaires de l’OTAN. Tout ceci induit un terreau fertile à l’émergence de sentiments anti-occidentaux au sein des populations bafouées qui se tournent alors vers le terrorisme.

L’approche indirecte est plus subtile : guerres par proxys, attentats sous faux drapeaux, financement et entrainement de milices islamistes à fin de déstabilisation, etc. L’exemple type est le groupe Al-Qaïda, créé et armé par la CIA dans les années 80 afin de déstabiliser les Soviétiques qui occupaient alors l’Afghanistan. Le monstre de Frankenstein s’est ensuite retourné contre son maître en organisant maints attentats contre l’occident, notamment les fameux attentats du World Trade Center.

Autre cas d’école plus récent, la chute organisée en 2011 du dictateur Mouammar Kadhafi qui avait maintenu la Libye dans une relative stabilité depuis près de 42 ans. Ce pays qui avait le plus haut niveau de vie d’Afrique est maintenant en proie aux guerres tribales et religieuses. Peu avant sa mise à mort, Kadhafi avait affirmé son intention de sortir du système inique des pétrodollars et de former une monnaie africaine basée sur l’étalon-or; les bombardements n’ont pas tardé.

Quant à la Syrie, elle a été sauvée des bombes par les vétos russes et chinois. Néanmoins, ça n’a pas empêché la CIA d’appuyer les opposants (l’armée syrienne libre) au régime laïc de Bachar el-Assad, ce qui a permis l’émergence de l’État Islamiste ou Daesh, financé par les pétromonarchies arabes du golfe. Encore une fois, le bilan est désastreux pour l’occident. La clairvoyance de Poutine n’a malheureusement pas permis de contenir la bêtise des apprentis sorciers occidentaux qui alimentent sans cesse le choc des civilisations en jetant de l’huile sur le brasier islamiste.

Ces interventions qui assurent la mainmise des multinationales sur les puits pétrolifères du Moyen-Orient ont pour conséquence prévisible de fomenter un climat de haine envers les sociétés occidentales, d’où l’essor des mouvements salafistes, djihadistes, takfiristes, etc. Ce qui mène tout droit au terrorisme islamiste.

  1. Arrêter l’immigration massive

Il est inutile de dire que le terrorisme islamique se développe d’abord chez les populations immigrées d’origine arabe et de religion musulmane. En effet, une assimilation déficiente due aux échecs des politiques d’immigration massive peut entraîner chez de nouveaux arrivants une haine de leur société d’accueil et une radicalisation dans une quête d’identité qui conduit à l’Islam et au djihad. J’ai parlé de l’immigration dans mon texte #1, sans mentionner le risque terroriste inhérent à cette question, car je crois que le terrorisme reste un problème marginal dans les sociétés occidentales. En effet, malgré la doxa médiatique qui prétend que le terrorisme est la plus grande menace que doit affronter le monde civilisé, le remplacement de population est un problème autrement plus important à mes yeux. En effet, les attentats terroristes servent d’abord à occulter les vraies questions sociales, politiques et économiques que nos maîtres ne souhaitent pas aborder.

Au Canada, depuis 1980, moins de 20 actes terroristes se produisent par année. Néanmoins, grâce à une spectaculaire campagne de propagande médiatique, les décideurs canadiens ont su habilement instiller la paranoïa et cultiver un climat de peur afin de passer une réforme de surveillance de masse baptisée «projet de loi antiterroriste». La menace terroriste au Canada ne cause guère davantage de décès que les animaux sauvages ou la foudre. En fait, si on observe bel et bien une augmentation du terrorisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, c’est tout simplement parce que l’OTAN a pavé la voie aux extrémistes en Libye, en Syrie, en Irak et en Afghanistan.

En somme, les gouvernements occidentaux n’ont pas réellement l’intention d’endiguer le terrorisme puisque le caractère spectaculaire des attentats leur permet en dernière instance de relayer à l’arrière-plan les questions vraiment essentielles et d’augmenter leur contrôle sur une population inquiétée par la propagande médiatique.

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