Dynamique sexuelle

Ce texte vise à exposer la dynamique sexuelle au sein de la société moderne, ce qu’on appelle communément les relations hommes-femmes. Il est intéressant de se donner une perspective historique afin d’aborder la question en profondeur. Si l’on remonte à l’origine préhistorique de l’humanité, chez nos cousins les grands singes et même chez les mammifères en général, qu’observe-t-on du point de vue des relations mâles-femelles? Typiquement, on observe que 20% des mâles s’accouplent avec 80% des femelles, tandis que les mâles restants sont chassés du groupe. Ceux-ci demeurent en périphérie du groupe et attendent leur chance de vaincre un mâle dominant pour prendre possession de son harem. Plusieurs études, notamment sur les sites de rencontres, ont également démontré que les femmes sont énormément plus difficiles que les hommes en termes d’attirance physique envers l’autre sexe. Elles ne considèrent attirants que la minorité d’hommes au sommet de la pyramide tandis que les hommes trouvent attirantes une large portion de la population féminine.

Revenons à l’époque préhistorique, les mâles reproducteurs sont les plus puissants physiquement, ce qui leur permet d’expulser du groupe les mâles inférieurs et de protéger le groupe de femelles des menaces extérieures. La femelle s’accouple avec le mâle dominant afin d’assurer que sa progéniture mâle obtienne les gènes dominants qui lui permettront à son tour d’être dominant et d’entretenir un harem, ce qui assurera la transmission des gènes, et ainsi de suite. Comme l’homme produit une quantité virtuellement infinie de sperme, sa stratégie sexuelle est de féconder autant de femelles qu’il lui est possible de le faire afin de répandre ses gènes. À l’opposé, la femelle qui ne produit qu’un ovule par mois et qui doit porter l’enfant 9 mois doit s’assurer que le coup en vaut la chandelle. Sa stratégie sexuelle est donc de sélectionner le meilleur mâle disponible et (dépendamment des espèces) de s’assurer que celui-ci ait des ressources suffisantes pour sa survie et celle du bébé. Le mâle dominant a donc accès illimité aux femelles qui désirent toutes garantir des gènes dominants à leurs descendants. Cependant, l’hypergamie féminine fait en sorte que si un mâle plus dominant que lui apparaît et le vainc, les femelles l’abandonneront toutes sans aucun remord pour le nouveau mâle dominant. Son accès illimité aux femelles est donc conditionné à son statut de dominant. C’est la loi de Briffault : «Quand la femelle ne retire aucun bénéfice d’une association avec le mâle, cette association n’a pas lieu.»

Dans certains cas de figure, une femelle peut s’accoupler avec un mâle non dominant si celui-ci lui offre un accès aux ressources et une sécurité qu’un mâle dominant n’est pas prêt à lui offrir. C’est ce qu’on appelle un mâle pourvoyeur; ses attributs physiques l’excluent de la catégorie mâle dominant, donc il échange ses ressources contre du sexe. La femelle a donc une stratégie sexuelle double : elle veut se reproduire avec un mâle dominant, mais désire également les ressources qu’assure un mâle pourvoyeur. Pour elle, la situation idéale est de se faire féconder par un mâle dominant, mais de faire croire au mâle pourvoyeur que l’enfant est le sien afin que celui-ci l’élève et lui fournisse ses ressources précieuses. Pour plus de détail sur ce sujet, je recommande Le gène égoïste de Richard Dawkins et Sperm Wars de Robin Baker.

Avons-nous évolué depuis cette époque? En vérité, notre cerveau est programmé de la même manière et les stratégies sexuelles des hommes et des femmes n’ont guère changé. Si le monde actuel est quelque peu différent du monde préhistorique décrit précédemment, c’est en raison des normes sociales et religieuses à la base de nos sociétés modernes qui court-circuitent les comportements sexuels naturels des humains. Dans toutes les civilisations développées, une structure sociale contraint les hommes et les femmes à la monogamie exogamique (selon la formule de Michel Clouscard). Ainsi, l’unité de base d’une société traditionnelle est une famille composée d’un homme, d’une femme et d’enfants. Pourtant, comme nous l’avons vu, cette situation n’est pas naturelle. Sans contraintes, les humains sont portés à suivre la loi du harem 80/20. C’est donc que cette monogamie est forcée par des mesures sociales coercitives, par exemple la religion chrétienne en occident. Les mâles dominants doivent abandonner leurs harems, les femelles doivent renoncer aux mâles dominants et les mâles pourvoyeurs acquièrent une femme. En contrepartie, puisque ces derniers ont un accès assuré à la sexualité et à la reproduction, ils se consacrent à la construction et au développement de la société, ce dont bénéficient grandement les femelles. Si les sociétés modernes ont atteint les niveaux de confort matériel et de développement technologique actuels, c’est en raison de cette configuration sociale des rapports hommes-femmes qui a permis de canaliser le travail des mâles en vue de bâtir la société. Bien sûr, l’adultère et la promiscuité ont toujours existé, mais ils étaient fortement punis et condamnés par la société.

À mesure que la société actuelle s’éloigne de ses valeurs traditionnelles, on observe un retour vers la situation qui prévalait à l’état naturel, i.e. la loi du harem 80/20. En effet, maintenant que, grâce au féminisme, l’institution du mariage a été remplacée comme fondement de la société par la liberté sexuelle, les bons vieux instincts naturels sont relâchés. Plus rien n’empêche les femelles de compétitionner pour les mâles dominants et plus rien n’oblige ceux-ci à se commettre à l’une d’elles. Les mâles sont donc libres de se constituer de petits harems : vive la liberté sexuelle. Cependant, c’est seulement les 20% de mâles dominants qui ont cette opportunité, le reste des mâles vivent la misère sexuelle. Comme l’a souligné Michel Houellebecq dans son livre L’extension du domaine de la lutte, il y a deux volets qui permettent au mâle d’être dominant aujourd’hui: les attributs physiques ou le pouvoir/argent. Dans le monde moderne, les mâles qui n’ont ni l’un ni l’autre connaissent le célibat involontaire. Considérons ce pas-si-nouvel ordre social du point de vue des trois groupes que j’ai énumérés.

Les mâles dominants : Pour eux, la liberté sexuelle signifie un accès illimité aux femelles, sans aucun engagement nécessaire. La femelle préférant partager un mâle dominant plutôt que d’avoir un mâle pourvoyeur pour elle seule, il n’a réellement aucune raison de considérer une seule seconde le mariage ou une relation exclusive. C’est lui le grand gagnant de la révolution sexuelle.

La femelle : Elle peut avoir des relations sexuelles avec des mâles dominants autant qu’elle le souhaite, mais ne parvient pas à obtenir leur engagement. Si elle est astucieuse, elle comprendra cela avant la trentaine et se rabattra sur un mâle pourvoyeur avant de devenir complètement stérile. Le souvenir de tous ces mâles dominants qu’elle a connu la rendra misérable et lui fera mépriser son mâle pourvoyeur, qu’elle finira probablement par divorcer. En revanche, si elle est sotte, elle continuera son manège jusqu’à ce qu’elle soit complètement flétrie et que plus aucun mâle ne veuille d’elle. Elle finira avec 12 chats et sous antidépresseurs. En somme, un destin beaucoup plus triste qu’un mariage traditionnel.

Le mâle pourvoyeur : C’est évidemment le grand perdant. Il vivra la misère sexuelle dans sa jeunesse. Puis, lorsqu’il réussit à s’élever et à obtenir une situation sociale intéressante, une femelle en fin de parcours s’accrochera à lui pour profiter de ses ressources. Naïvement, il croira qu’elle s’intéresse réellement à lui et qu’elle l’aime. Celle-ci cherchera à le cocufier avec un mâle dominant à la première occasion afin qu’il élève inconsciemment un bâtard aux gènes supérieurs. Fort de son inexpérience, le mâle dominant mariera cette femelle-sangsue qui le divorcera quelques années plus tard afin de le condamner à une vie d’esclavage forcé sous la supervision de l’état Big Brother tout en l’empêchant de voir ses enfants. Bref, sa vie est une longue succession de frustrations et de souffrances, il finira par noyer sa peine dans l’alcool ou par se tirer une balle dans le crâne.

À la lumière de ces descriptions, on peut conclure que la liberté sexuelle ne profite réellement qu’à une minorité d’hommes au sommet de la hiérarchie sociale. Les femelles finissent en général malheureuses et médicamentées si elles suivent la voie tracée par la libération sexuelle. Quant aux mâles pourvoyeurs, leur sort est pitoyable, ce monde moderne ne leur propose rien d’autre que tristesse et dépression.

Pour conclure ce texte, je vais m’intéresser plus en détails au cas de ce mâle pourvoyeur. Certains d’entre eux commencent à réfléchir et à comprendre leur condition et à devenir conscients de ce qui se passe en sous-carte. Par exemple, les groupes TheRedPill (où j’ai puisé beaucoup de concepts) et MGTOW dans le monde anglo-saxon qui se penchent sur les rapports hommes-femmes. Quelles seront les répercussions lorsque ce savoir atteindra une masse critique de mâles pourvoyeurs? Pour répondre à cette question, il faut considérer qu’un homme qui n’a pas de famille à supporter et qui n’arrive pas à développer des relations avec l’autre sexe, à très peu de raison de s’investir réellement dans la société. En effet, un homme seul et célibataire se satisfait de très peu : un petit appartement, des repas congelés et un ordinateur pour les jeux vidéo et la pornographie. C’est une tendance qu’on peut déjà observer chez les jeunes hommes : ils acceptent passivement leur sort et ils se satisfont de cette vie médiocre, sans grandes ambitions. Maintenant, si ces jeunes hommes deviennent conscients de la mascarade que constitue le féminisme moderne et réalisent qu’ils sont les dindons de la farce, il est à parier qu’ils y penseront à deux fois avant de marier la trentenaire usée qui soudainement réapparaît dans leur vie. Encore une fois, on peut observer les débuts de ce mouvement dans le monde anglo-saxon et même ailleurs où le nombre de mariages diminue d’année en année. Les médias répondent en tentant d’humilier les hommes qui boycottent le mariage en leur intimant l’ordre de faire des hommes d’eux (man up), en les traitants d’hommes enfants, de haïsseurs de femmes, de neckbeards et de je ne sais quoi encore. Cependant, je crois qu’au point où l’on en est, la tendance est irréversible : de plus en plus d’hommes s’éveilleront à cette supercherie et refuseront le mariage qui, dans sa forme moderne, n’est qu’une façon pour la femme d’extorquer les ressources de l’homme. Rappelons que 70% des divorces sont initiés par les femmes et que celles-ci sont largement favorisées dans les cours de justice familiales.

L’homme célibataire est un mauvais producteur, mais il est surtout un mauvais consommateur puisqu’il peut vivre assez confortablement en travaillant quelques heures par semaines et en se contentant du strict minimum afin de profiter de son temps libre pour faire ce qu’il a réellement envie de faire. La femme en revanche est une excellente consommatrice, elle achète des kyrielles de produits inutiles à longueur de journée. Par contre, elle est une productrice assez médiocre, les femmes étant uniquement capables de singer en moins bien ce que des hommes leur ont montré. L’économie de marché moderne a donc besoin des hommes à la production et des femmes à la consommation. D’où les divers programmes étatiques comme l’impôt qui ne sont que des moyens de transférer la richesse des poches des hommes vers celles des femmes. Le couple est un autre moyen d’accomplir ce processus, ce qui explique pourquoi le boycottage du mariage par les hommes dérange nos maîtres. Ainsi, on pourrait voir éventuellement de nouvelles formes de coercition pour extorquer l’argent des hommes célibataire : de nouveaux impôts et taxes bidon, des subventions aux femmes pour je ne sais quels prétextes et autres foutaises de ce genre. Néanmoins, ces tentatives, je le crois, seront vouées à l’échec puisqu’elles ne règlent aucunement les causes profondes que j’ai expliquées précédemment. Pour clouer un homme dans un cubicule ou sur une ligne de production 40h par semaines à faire une tâche ennuyante et dévalorisante, il faut lui offrir une excellente raison. Par exemple, l’amour de sa famille et la volonté de voir celle-ci vivre confortablement. Dans le climat actuel, il n’y a vraiment rien d’autre que l’endoctrinement médiatique et culturel pour pousser un homme dans cette direction, mais s’il a deux ou trois neurones fonctionnels, il comprendra vite que cette vie ne lui apporte rien. L’État réagira en forçant les hommes à reprendre le joug grâce à une loi inique quelconque, mais rien n’y fera. Aucune force étatique ne peut vaincre l’inertie de millions d’hommes désabusés et dégoutés par leur pays. Pour vous en convaincre, étudiez la fin du régime communiste en URSS.

Ainsi, je prédis et j’observe déjà un retrait progressif des hommes de la société productiviste et capitaliste. Bref, une baisse de productivité graduelle des pays occidentaux soumis aux dictats du féminisme. De plus, je vois à notre porte une crise de la masculinité qui se traduira par une apathie généralisée des hommes, à l’exception bien sûr des mâles dominants. Les hommes se recroquevilleront de plus en plus vers les jeux vidéo, la pornographie, l’alcool, les sports télévisés, la tristesse et la solitude. Du côté des femmes, on verra celles-ci mépriser ouvertement, à l’aide des médias de masse, ces hommes affligés du syndrome de Peter Pan qui refusent de grandir et de les marier. Elles passeront leur jeunesse à s’envoyer en l’air avec les mâles dominants, puis lorsqu’elles seront remplacées par des plus jeunes, elles passeront le reste de leur vie à cracher sur les hommes-enfants. Au niveau de la société dans son ensemble, à moyen et long termes, nous observerons un lent déclin de l’Occident. En effet, l’Occident a été bâti et maintenu sur le dos des hommes, les femmes ayant peu contribué sauf pour l’élevage des enfants et les tâches domestiques. Si les hommes cessent de contribuer à leur société, cela signifie le suicide de la civilisation occidentale. Une autre civilisation plus virile prendra le dessus, c’est la marche de l’histoire.

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